Page d'accueilActualitésRègle de saint BenoîtA l'école de BenoîtA l'école de BernardA l'école d'AelredA l'école de GuerricA l'école de GuillaumeA l'école de Thomas MertonLiens cisterciensBibliographieLiensPlan du site

Règle de saint Benoît:

Introduction

Table des matières

La règle

Général:

Page d'accueil

Saint Benoît

[Selon la Règle de saint Benoît], pour être en mesure de décider de manière responsable, l'abbé du monastère doit être une personne qui écoute « les avis de ses frères », car « souvent Dieu révèle à un frère plus jeune ce qui est le mieux » (ch. 3). Cette disposition rend étonnamment moderne une Règle écrite il y a presque quinze siècles ! Un homme de responsabilité publique, même à une petite échelle, doit toujours être également un homme qui sait écouter et qui sait apprendre de ce qu'il entend...

Cette Règle propose des indications utiles non seulement aux moines, mais également à tous ceux qui cherchent un guide sur leur chemin vers Dieu. Par sa modération, son humanité et son sobre discernement entre ce qui est essentiel et ce qui est secondaire dans la vie spirituelle, elle a pu conserver sa force illuminatrice jusqu'à aujourd'hui. Le pape Paul VI, en proclamant Benoît saint patron de l'Europe..., a voulu reconnaître l'œuvre merveilleuse accomplie par le saint à travers la Règle pour la formation de la civilisation et de la culture européenne.

Aujourd'hui, l'Europe -- à peine sortie d'un siècle profondément blessé par deux guerres mondiales et après l'effondrement des grandes idéologies qui se sont révélées de tragiques utopies -- est à la recherche de son identité. Pour créer une unité nouvelle et durable, les instruments politiques, économiques et juridiques sont assurément importants, mais il faut également susciter un renouveau éthique et spirituel qui puise aux racines chrétiennes du continent. Autrement l'Europe ne pourra pas se reconstruire. Sans cette sève vitale, l'homme reste exposé au danger de succomber à sa vieille tentation de vouloir se racheter tout seul. C'est là une utopie qui, de diverses façons, a causé dans l'Europe du vingtième siècle, comme l'a remarqué le Pape Jean-Paul II, « un régression sans précédent dans l'histoire tourmentée de l'humanité ». En recherchant le vrai progrès, écoutons encore aujourd'hui la Règle de saint Benoît comme une lumière pour notre chemin. Le grand moine demeure un véritable maître, et à son école nous pouvons apprendre l'art de vivre le véritable humanisme.