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Ascension sermon 4

Si nous célébrons les fêtes de Noël et de Pâques avec toute la piété qu'elles méritent, nous devons célébrer, avec une égale piété, celle de l'Ascension ; car elle n'est pas moins grande que les deux premières, elle en est la conséquence et le couronnement. Sans doute ce doit être, pour nous, un jour de fête et de joie, que celui où le Soleil super céleste, le vrai Soleil de justice se montre à nos faibles regards dans un corps, derrière le voile d'une chair mortelle, comme dans un nuage qui tempérerait à nos yeux l'éclat éblouissant de sa lumière inaccessible. Sans doute ce fut encore pour nous un jour de joie et d'allégresse extrême, que celui où, déchirant l'humble sac de son corps, il s'enveloppa de gloire comme d'un manteau, en faisant disparaître du sac qu'il avait porté d'abord, non le tissu primitif, mais tout ce qui sentait la vétusté, l'usure, la bassesse et la misère, et en en faisant ainsi les prémices de notre rédemption.

Mais quel rapport y a-t-il entre ces solennités et moi, si je vis tout entier sur la terre ? Qui est-ce qui serait assez présomptueux pour désirer s'élever dans les cieux, s'il n'y était excité par celui qui y remonta le premier, parce qu'il en était descendu ? Eh bien je vous le dis, pour moi ce lieu d'exil où je me trouve en ce moment, ne me semblerait guère plus tolérable que l'enfer même, si le Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé un germe d'attente et d'espérance, lorsqu'en s'élevant dans les cieux, il donna à tous les fidèles lieu d'espérer de s'y élever aussi. Après cela, il ajouta : « Si je ne m'en vais point le Paraclet ne viendra point à vous (Jn 16, 7). » Quel est ce Paraclet ? Celui qui répand la charité dans nos âmes, et par qui la foi ne saurait nous tromper ; celui, dis-je, qui fait que notre vie est dans les cieux, qui est la vertu venant du haut du Ciel et par qui nos cœurs y sont portés. « Je m'en vais, dit le Sauveur, vous préparer une place, et après que je m’en serai allé et que je vous aurai préparé cette place, je reviendrai à vous pour vous prendre avec moi (Jn 14, 2-3), et partout où mon corps se trouvera s'assembleront les aigles (Mt 24, 28a ; Lc 17, 37). » Voyez-vous maintenant, comment la solennité de ce jour est le couronnement de toutes les solennités précédentes, dont elle prépare le résultat et augmente la grâce ?

Sermon 4 Pour l’Ascension, § 1
Saint Bernard, Œuvres complètes, trad. Abbé Charpentier, t. 3, Paris, Vivès, 1867, p. 256-257.

Ascension sermon 2

La solennité de ce jour, mes frères, est glorieuse en même temps que joyeuse. Si vous me permettez de le dire, en ce jour, en effet, le Christ reçut une gloire unique, et nous, nous trouvons un sujet tout particulier de joie. Elle est la clôture, la terminaison de toutes les autres fêtes chrétiennes et l’heureux terme du pèlerinage du Fils de Dieu ici-bas. En effet, c’est le même qui descendait sur la terre qui remonte aujourd’hui au plus haut des cieux, afin d’accomplir toutes choses (Ep 4,10). Après avoir montré qu’il est le maître de tout ce qui est sur la terre, au fond de la mer et dans les enfers, il ne lui restait plus qu’à montrer de même au plus tôt, par des preuves plus convaincantes encore, qu’il est le maître des airs.

Pour l’Ascension sermon 2,1
dans Saint Bernard, Sermons pour l’année, Brepols – Taizé, 1990, p. 518-519.