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Le travail de la vertu : se laisser former

Chap. 6, 17. C’est pourquoi, l’homme simple et nouveau dans la vie religieuse et solitaire, qui n’a pas de raison pour le conduire, de sentiment pour l’entraîner et de discernement pour le modérer, mais qui se sert envers lui-même de la force que l’ouvrier emploie envers l’objet qu’il élabore, doit être façonné par les mains d’autrui dans la loi des commandements de Dieu, et formé en toute patience à la roue mobile et docile de l’obéissance, au feu de l’épreuve, soumis aux ordres et au gré de celui qui le dirige. Quoiqu’il ait du génie, de l’art et de l’intelligence à un degré supérieur, il n’importe, ces dons peuvent servir d’instruments aussi bien au vice qu’à la vertu. Qu’il ne refuse pas d’apprendre à utiliser pour le bien, ce qui peut être consacré au mal, car c’est là le propre de la vertu. Que le génie assouplisse le corps, que l’art forme la nature, que l’intelligence ne rende pas l’âme superbe, mais docile. Car on a reçu gratuitement le génie, l’art, l’intelligence et les autres dons de ce genre; il n’en est pas ainsi de la vertu. La vertu veut être apprise avec humilité, cherchée avec travail, possédée avec amour. Car, comme elle est digne de toutes ces richesses, elle ne peut être apprise, cherchée ou possédée d’une autre manière.

Chap. 8, 21. L’oisiveté est la source de toutes les tentations et de toutes pensées mauvaises et inutiles. Ce qui occasionne le plus de mal à l’âme, est l’oisiveté inerte. [… ] S’appliquer à Dieu n’est pas oisiveté, c’est l’affaire des affaires.

Guillaume de Saint-Thierry, Lettre aux frères du Mont Dieu, trad. abbé Dion, Paris, 1867, chap. VI, 17 ; VIII, 21.
cf. coll. Sources Chrétiennes, 223, Paris, 1975, § 68, p. 197-199 ; 81, 207.