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La joie de la Résurrection

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Marie

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L’attente des justes est joie

Nous attendons le Sauveur ! Vraiment, l'attente des justes est joie, car ils "attendent la bienheureuse espérance et la venue de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ" ! "Quelle est maintenant mon espérance, dit le juste, n'est-ce pas le Seigneur ?" Puis tourné vers lui : "Je le sais, dit-il, tu ne décevras pas mon attente". En effet, "ma substance est déjà près de toi, puisque notre nature, assumée par toi et offerte pour nous, a déjà été glorifiée en ta personne. Ceci nous donne espoir que toute chair viendra à toi, et que les membres suivront leur chef. C'est pourtant avec une plus entière confiance, parce qu'avec une conscience plus tranquille, qu'on peut attendre le Seigneur lorsqu'on a reçu la grâce de pouvoir dire : La substance du peu que je possédais, ô Seigneur, est près de toi, car en te donnant mes biens ou en les méprisant pour toi, j'ai amassé un trésor dans les cieux. À tes pieds, j'ai déposé tout mon bien et je te sais capable, non seulement de garder mon dépôt, mais de me le rendre au centuple et d'y ajouter la vie éternelle. Pauvres en esprit, que vous êtes heureux de vous être amassé des trésors dans le ciel, selon le conseil du Conseiller admirable, de peur que si vos trésors demeuraient sur la terre, vos cœurs ne connussent, comme eux, la corruption ! "Là où est ton trésor, dit en effet, le Seigneur, là est aussi ton cœur". Que vos cœurs suivent donc, qu'ils suivent leurs trésors ! Fixez là-haut votre pensée, et que votre attente soit suspendue à Dieu, pour que vous puissiez dire avec l'Apôtre : "Notre vie est dans les cieux, et c'est de là que nous attendons le Sauveur". Ô attente des nations, tous ceux qui t'attendent ne seront pas déçus ! Nos Pères t'ont espéré, tous les justes, depuis la création du monde, ont espéré en toi et ils n'ont pas été déçus. Déjà lorsque nous avons reçu ton amour au milieu de ton temple, le chœur des hommes s'est exclamé dans un transport de joie et de louange : "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !". "J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, il s'est penché vers moi". Ils ont reconnu dans la faiblesse de la chair la splendeur de la divinité et ils ont dit : "Voici notre Seigneur ; nous l'avons attendu et il nous sauvera. C'est lui notre Sauveur, nous l'avons espéré, nous bondirons de joie et nous nous réjouirons en son salut".

Attendre vraiment le Seigneur, c'est lui conserver notre foi, ne pas suivre le séducteur et, quoique privés de la consolation de sa présence, demeurer suspendu à son retour.

Sermon 1 pour l’Avent 1,3